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Caméscope, reflex ou hybride… Avec ou sans équipement additionnel…

De nombreux paramètres, techniques et pratiques, sont à évaluer avant de choisir votre équipement.  Du choix de votre caméra dépendent votre capacité à maîtriser une prise de vue en mode manuel ou automatique, à filmer vos sujets préférés, et à évoluer dans la vidéo.

Quel utilisateur de caméra êtes-vous ?

Fan de clips, Youtubeur, vidéaste de mariage, de reportage, ou tout simplement de scènes familiales? Amateur, semi-pro ou professionnel de l’image, vous vous êtes forcément posé cette question : comment choisir sa caméra ? Et donc comment faire pour ne pas se tromper ? Il s’agit de choisir le matériel qui vous convient, pour obtenir la qualité d’image et de son souhaitée, pour vos sujets préférés. Votre équipement doit aussi vous permettre d’évoluer dans votre pratique vidéo et d’acquérir expérience et maîtrise lors de vos prises de vue.  

Vos envies et vos besoins

Avant de vous précipiter, faites le point sur vos envies et vos besoins de réalisateur. Il existe des types de caméra adaptés à chaque situation de tournage, ou presque. Filmer en intérieur ou en extérieur, en plein jour, en basse lumière ou de nuit, avec ou sans éclairage, en privilégiant les plans sur trépied stable ou les séquences en mouvement, les bokeh (grandes ouvertures), les ralentis ou encore les longues focales…

Choisir une caméra c’est aussi choisir un équipement complémentaire pour ses tournages.

La gamme des possibilités offertes par les avancées techniques de la vidéo ont explosé, au point qu’on ne distingue plus vraiment le rendu d’image issu d’une caméra professionnelle d’une caméra grand public.

Ergonomie et prise en main

Caméscope Panasonic 4K de dernière génération

Au niveau de l’ergonomie, deux grandes familles de matériel sont à distinguer :

Canon C300, mi-Camescope mi-reflex

Selon le type de réalisation, et le besoin de filmer en mode « prêt-à-filmer » rapide ou en mode plus posé, le choix d’un caméscope ou d’un reflex va s’imposer logiquement. Dans un deuxième temps, le choix de tel ou tel modèle dépendra d’autres facteurs : budget, équipements additionnels, impératifs techniques ou évolutivité.

Pour quel(s) type(s) de réalisation ?

Le type de tournage influe directement sur le choix d’une caméra. Pour filmer à main levée, sur trépied, avec ou sans préparation, en plans fixes ou en séquences, en mode auto ou manuel, on choisira plutôt un reflex ou un caméscope.

Reportage

En reportage, on filme ce qui se présente sans forcément peaufiner ses réglages. C’est le caméscope qui s’impose. Doté d’un zoom et d’une mise au point autofocus rapide, il permet de réagir sur le vif, en mode « on/off ».

Fiction

En fiction, où chaque plan est préparé soigneusement, tant au niveau du rendu de l’image – éclairage, optiques, Lut… -,  que de la prise de son, le boîtier reflex/hybride ou la caméra professionnelle sont des must, pour leurs possibilités de réglages étendues.

Documentaire

En documentaire, où sont souvent mélangés plans dans l’action et plans plus soignés, tous types de caméras peuvent être utilisés, depuis un caméscope à zoom intégré ou à optiques interchangeables jusqu’aux reflex/hybrides. Ceux-ci, plus compacts, s’avèrent aussi plus « faciles » pour se fondre dans le décor, en restant plus discret qu’avec une caméra plus encombrante.  

Vlog

En mode de tournage Youtube (ou Stories Instagram) ou vlogger, donc souvent en plan fixe caméra sur un trépied, l’un ou l’autre de ces équipements s’adaptent, et ce seront les contraintes techniques – type d’éclairage, tournage en intérieur ou en extérieur -, qui orienteront votre choix.

Pour quel budget ? Pensez global !

Le budget est une question majeure, quand on sait que le prix d’un reflex/hybride peut être doublé ou triplé en ajoutant les accessoires qui transforment votre boîtier en caméra prête-à-filmer.

Un Caméscope d’entrée de gamme 4K pour débuter en mode tout automatique.

Pour un caméscope, la gamme de prix évolue à partir de 600 euros pour un modèle grand public comme ce Sony 4K FDR-AX33, et 1300 euros pour un modèle de poing du type JVC JY-HM360, tous deux dotés d’un capteur CMOS rétro-éclairé de dernière génération.

 

Pour un reflex vidéo ou un hybride, la fourchette de prix s’échelonne entre 500 euros – pour un Olympus E-M10 Mk III – à plus de 7000 euros pour un Canon Eos 1DX Mark III, destiné aux professionnels. Les modèles best-sellers les plus appréciés pour leurs performances en vidéo – les Sony Alpha A 7 III, Fujifilm XT-4 ou Lumix GH5 – se situent dans une gamme de prix de 1300 à 2200 euros.

Une caméra, des équipements essentiels

Si les caméscopes sont dotés le plus souvent d’un zoom et d’un micro intégré, les reflex et hybrides vidéo différent par leur côté « brut ». Cela peut être perçu comme un inconvénient, mais c’est aussi un avantage, car le vidéaste ainsi équipé de l’un de ces boîtiers peut choisir les équipements adaptés à sa pratique.

Les offres comme ce pack GH5 avec écran Atomos permettent de disposer d’un équipement prêt-à-filmer

Les optiques

La solution de départ consiste à acheter votre reflex/hybride en kit avec objectif, comme ce GH5 Lumix avec zoom trans-standard grand-angle et petit-téléobjectif. Puis, vous pourrez investir dans des optiques très lumineuses – du grand-angle au super-téléobjectif -, pour filmer des interviews ou des paysages.

Le son

C’est l’accessoire essentiel par excellence, les caméscopes comme les reflex/hybrides vidéo étant dans leur grande majorité très pauvre en équipement standard. Privilégiez un modèle omnidirectionnel ou un micro-canon de qualité, doté d’une prise mini-jack (reflex/hybride) ou XLR (caméscope).

L’éclairage

Si vous réalisez des interviews, des prises de vue d’objets ou des mariages, un éclairage additionnel s’impose. Compact et placé sur la caméra, ou sur un pied, il vous permettra de donner une tonalité « cinéma » à vos prises de vues avec des personnes.

Un moniteur

Les écrans des reflex/hybrides, souvent dotés d’une bonne définition, sont par nature très compacts. Le choix d’un moniteur externe s’impose, HD ou 4K, pour à la fois faciliter les cadrages et bénéficier de fonctions de réglages, peaking, zebras ou Luts.

Quels impératifs techniques ?

Le capteur d’image

Quel que soit le type de capteur utilisé – plein format, APS-C, 4:3 … -, de technologie CMOS -,  le rendu est aujourd’hui assez uniforme en terme de qualité. Selon vos choix esthétiques ou techniques, vous pouvez vous orienter vers un boîtier qui sera plus intéressant sur l’un de ces critères :

  • grande ouverture et bokeh (avantage au capteur plein format)
  • dynamique (capacité à encaisser de forts écarts de luminosité)
  • sensibilité en basses lumières (pour filmer en montant les Iso sans dégradation de l’image)

Pour aller plus loin, lisez l’article du blog Miss Numérique sur les technologies de capteur : partie 1 et partie 2.

Aujourd’hui, toutes les caméras – caméscopes comme reflex/hybrides vidéo -, filment avec des capteurs en 4K. La technologie diffère selon les constructeurs (capteurs rétro-éclairés pour les plus performants). Ils sont dotés d’une définition supérieure ou égale à 4 096 pixels de large et également qualifiés d’Ultra HD en Europe.

Plus que la Ultra HD, c’est la spécificité de tel ou tel capteur 4K qui fera la différence pour votre choix de caméra. Et notamment la capacité de proposer des cadences variables, qui offriront à la lecture de beaux ralentis. On considère que la première cadence de ralenti est le 60 images/secondes, certaines caméras intégrant jusqu’au 240 images/secondes en mode Full HD.

Les logs et les luts

La plupart des caméras moyenne et haut de gamme proposent des logs. Ce sont des profils d’image particuliers à chaque constructeur de caméra. Ils permettent à la prise de vue d’enregistrer le signal vidéo sans traitement spécifique – on parle d’un mode plat ou « flat » -, pour offrir une plus grande latitude d’étalonnage des images en post-production. Et d’obtenir notamment une image moins saturée.

Par contre, les fonctions de logs et leur rendu plat donnent à la prise de vue une image sans contraste dans les viseurs et sur les moniteurs des caméras. Pas facile ainsi de décider des bons réglages pour garder la meilleure dynamique à l’enregistrement.

C’est la raison d’être des LUT (Loop Up Table) qui offrent une correction dans un profil choisi par le vidéaste, à la manière des profils ICC des photographes. Ces LUT sont téléchargeables depuis les sites Internet de spécialistes (chefs opérateurs, vidéastes) et s’affichent sur un moniteur externe adapté.

La stabilisation d’image

Trois possibilités : soit la caméra dispose d’un stabilisateur interne, soit c’est l’objectif qui est stabilisé, et la troisième solution cumule un stabilisateur dans le boîtier qui fonctionne en association avec l’optique stabilisée. Privilégier une stabilisation 5 axes si vous aimez filmer en mouvement : travellings, panoramiques à main levée ou avec un steadycam.

L’autonomie

Il s’agit d’un paramètre important, notamment quand vous êtes en reportage ou sur un mariage. Et clairement, en matière d’autonomie, les caméscopes ont l’avantage. Ils permettent souvent avec une même batterie de filmer plusieurs heures sans discontinuer. Bien sûr, avec un reflex ou un hybride vidéo, on peut s’équiper de plusieurs batteries. Mais cela a un coût, et il n’est pas toujours simple de changer de batterie en cours de tournage, surtout si le boîtier vidéo est installé sur un rig ou un trépied.

La connectique

Prises HDMI ou SDI pour la vidéo, mini-jack ou XLR pour l’audio, prise casque, prise de télécommande… Vous pouvez avoir besoin, selon votre équipement additionnel – micro, enregistreur externe vidéo et/ou audio, moniteur… -, de l’un de ses connecteurs.

Action cams

Une Gopro associée à une poignée flotteur, pour filmer par tous temps

N’oubliez pas les Action cams , Gopro, Insta 360 ou DJI Osmo Pocket ! Haute définition, stabilisées, mode auto performant… Ces mini caméras conçues pour résister à toutes les conditions ou presque (eau, poussière, froid, chaud) offrent un bon rendu. Elles peuvent aussi être utilisées hors conditions extrêmes, comme caméra d’appoint.

Les + et les –

Avant de vous décider, faites le point sur vos besoins et envies. Listez d’un côté les points forts et de l’autre les points faibles des modèles de caméra qui vous attirent, et comparez avec votre pratique. Débutant, vous pouvez vous orienter vers un caméscope compact ou un reflex/hybride d’entrée de gamme avec un bon objectif si vous avez déjà l’habitude d’utiliser ces boîtiers en photo.

Si vous êtes plus avancé, un reflex/hybride ou un caméscope à optique interchangeable vous donneront toute satisfaction, et vous permettront de progresser.

Pour un vidéaste expert, le choix de tel ou tel matériel se fera plus en fonction de l’environnement global d’un modèle : parc optique, qualité du son, performance de l’autofocus, vitesses variables, logs…

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