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Les performances de nos boîtiers évoluent, les conditions d’utilisation de notre matériel photo s’hybrident (photo et vidéo), et la jungle des cartes mémoire devient toujours plus opaque. Entre les sigles barbares, les chiffres romains et certaines valeurs aux aspects très commerciaux, on vous aide à choisir celles qui vous correspondent vraiment.

Le format de la carte mémoire

2 formats de cartes mémoire sont utilisés majoritairement sur nos appareils. La compact Flash (ou CF) et la Secure Digital (ou SD). Si par le passé on pouvait attribuer les performances supérieures des compact flash à des boîtiers plus professionnels, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. L’écart des performances entre SD et CF s’est fortement réduit. De plus, la généralisation des doubles slots SD (comprenez double emplacement de cartes mémoire), au niveau des boîtiers de type amateur-expert, légitime la généralisation de ce format de carte.

Seule la compatibilité avec votre boîtier orientera le choix du format de la carte. En revanche il en est tout autre pour les différentes normes de vitesse, marques ou capacités de stockage.

Voici l’illustration d’une carte mémoire SD que l’on va déchiffrer ensemble 

illustration d'une analyse d'une carte memoire secure digital

La capacité de stockage de la carte mémoire

La première chose que l’on regarde sur une carte mémoire, c’est la capacité de stockage. C’est donc logiquement la première norme que l’on va décrypter. Voici les différentes normes qui ont trait à la capacité de stockage :

  • SD (2 Go et moins)
  • SD HC (de 2 à 32 Go )
  • SD XC (plus de 32 Go jusqu’à 2 To)

Depuis 2010, les fabricants ont basculé sur la norme SD XC. Sachez que si votre appareil est compatible avec cette dernière (et qu’il date d’au moins 2010), il l’est aussi avec les 2 précédentes.

Ne vous formalisez pas si vous n’arrivez pas à retenir ces normes. La capacité de stockage est bien apparente sur les cartes mémoires.

De quelle capacité ai-je réellement besoin ?

illustration d'une bibliothèque

Cette question dépend de 3 critères :

  • Le volume du fichier (ou le poids en Mo de l’image) de votre boîtier

Plus votre fichier sera lourd (raw ou jpeg), plus vous aurez besoin d’espace sur la carte.

  • Votre discipline photographique (sport, animalier, loisir, famille)

Êtes-vous du style à prendre plusieurs centaines de clichés par sortie ? Certaines disciplines comme la photographie sportive sont enclines à générer beaucoup de clichés (dont beaucoup de déchets 😀)

  • L’utilisation de votre appareil photo (photo, vidéo ou les 2)

Une utilisation vidéo (qui n’est autre qu’une suite de photos animées) génère de très lourds fichiers. Une utilisation fréquente de la vidéo doit vous guider vers une capacité de stockage suffisante.

Je suis conscient que ces notions peuvent être abstraites, alors on va les représenter un peu plus concrètement.

Pour une utilisation photo

Les capteurs numériques d’aujourd’hui possèdent une moyenne de 20 millions de pixels. Ces capteurs génèrent des fichiers raw avoisinant les 25 Mo et des fichiers jpeg de 8 Mo.

Sachant qu’1 Go = 1024 Mo (Go et GB sont la même chose), alors si on divise une capacité de stockage de 1024 Mo (1 Go) par le poids de notre fichier Raw (25 Mo). nous obtenons une capacité d’environ 40 fichiers Raw par Go. Soit environ :

  • 320 raw (ou 1024 jpg) pour une carte de 8 Go
  • 640 raw (ou 2048 jpg) pour une carte de 16 Go
  • et ainsi de suite…

Mon conseil : pour garder une certaine souplesse et parer à toutes éventualités dans le cadre d’une utilisation photo, dirigez-vous vers une capacité vous permettant de stocker 500 raw minimum.

Pour une utilisation vidéo 

La méthode de calcul est identique. À ceci près que l’on tient compte d’un facteur de compression vidéo exprimé en Megabits par seconde (Mb/s). Par exemple, pour un enregistrement vidéo en Full HD ou 4K avec un débit de 100 Mb/s ( soit 12,5 Mo/s), la minute d’enregistrement vidéo équivaut à 750 Mo. Je ne vais pas entrer dans les détails mais si vous voulez trouver la correspondance en Mb/s et Mo/s, vous divisez le nombre de Mb/s par 8. Une carte de 32 Go permet donc un peu plus de 40 minutes d’enregistrement. Avec cet exemple vous mesurez l’importance de la capacité de stockage de la carte pour une utilisation vidéo. Dans cet exemple j’ai volontairement choisi un taux de compression faible.

Mon conseil : si vous prévoyez une utilisation vidéo de votre boîtier, ne descendez pas en-dessous d’une carte de 32 Go pour un peu de confort de stockage. En revanche une telle capacité pour des images prises en jpg est totalement inutile.

La vitesse de lecture et d’écriture de votre carte mémoire

illustration de plusieurs coureurs d'un marathon

Nous arrivons à l’ un des points les plus importants : la vitesse. Par vitesse, comprenez la vitesse de lecture mais surtout la vitesse d’écriture. Personnellement, je ne m’occupe que très peu de la vitesse de lecture. En effet, la vitesse de transfert de mes images vers un autre périphérique tel que mon PC est rarement primordial (sauf exception). En revanche, savoir évaluer la vitesse d’écriture de vos photos doit retenir votre attention.

Voici les 2 normes relatives à la vitesse maximale qui dépendent du type de bus (contacteurs) de la carte mémoire. Symbolisé par un chiffre romain, ces normes sont représentées par le nombre de rangés de contacteurs présents au dos de la carte) :

  • UHS-I a une vitesse maximale de lecture de 104 Mo/s et 50 Mo/s d’écriture (première génération)
  • UHS-II a une vitesse maximale de lecture de  312 Mo/s et 150 Mo/s d’écriture(deuxième génération)
illustration des normes UHS-1 et USH2

Avant d’acheter une carte UHS-II, vérifiez que votre appareil est compatible avec cette norme.

Pourquoi la vitesse est-elle si importante ?

Si vous photographiez en raw (format brut d’une image, trois fois plus volumineux qu’une version jpeg) ou en jpg, et qu’il vous arrive d’enchaîner plusieurs déclenchements, alors la vitesse d’écriture est importante pour vous. Si votre carte n’est pas assez rapide pour écrire toutes les données des images que vous prenez, votre appareil fonctionnera au ralenti. Le rythme de prise de vues dépendra uniquement de la vitesse d’écriture de la carte. Ce paramètre est à prendre en compte également dans le cadre d’une utilisation vidéo. Si vous filmez en 720p, full HD ou 4K, vos besoins en vitesse d’écriture ne seront pas les mêmes.

Sur la plupart des cartes mémoires, la vitesse est mentionnée en MegaBytes par seconde (MB/s). Ce chiffre est malheureusement souvent la vitesse de lecture. L’astérisque que vous voyez à côté indique qu’il s’agit d’une vitesse maximale théorique atteinte dans certaines conditions. Ce chiffre a un impact commercial important (trop même 😞). Sur les cartes haut de gamme il y a peu d’écart entre la vitesse de lecture et d’écriture. En revanche pour des cartes plus “standard”, l’écart est monumental.

Sur certaines cartes cette vitesse est mentionnée en X, sachez que 1 X équivaut à 0,15 Mo/s. La vitesse d’une carte mémoire de 100 X est donc de 15 Mo/s.

illustration norme vitesse carte memoire lexar

La norme pour structurer la vitesse d’écriture s’appelle des « classes ». Il existe 3 types de classes qui font référence à la vitesse d’une carte mémoire. Les classes vous garantissent une vitesse minimale d’écriture en continu. La classe peut être écrite de 3 manières différentes sur la carte :

  • avec un C dans lequel est inscrit un chiffre. Ce chiffre correspond au nombre de Mo/s en unité.
  • avec un U (pour UHS = ultra High Speed) dans lequel est inscrit un chiffre. Ce chiffre correspond à la dizaine de Mo/s. par exemple U3 correspond à 30 Mo/s.
  • Avec un V à côté duquel est inscrit un chiffre qui correspond au nombre de Mo/s en unité (c’est la classe la plus récente qui correspond à une vitesse d’enregistrement minimal pour la vidéo). On associe ces chiffres au format d’enregistrement vidéo : par exemple V90 pour un enregistrement en 8K.

On trouve les classes 2,4,6,10 (avec un C), 1 et 3 ( avec un U) et V90, V60, V30, V10, V6 pour l’enregistrement vidéo.

illustration norme vitesse carte mémoire sd

La vitesse a un réel un impact sur le prix de vente d’une carte mémoire. À capacité égale, les cartes les plus rapides coûtent jusqu’à 3 fois plus cher.

De quelle vitesse avez-vous besoin en vidéo ?

Reprenons l’exemple précédent sur l’enregistrement vidéo. Si vous filmez à 100 Mb/s, c’est-à-dire à 12,5 Mo/s, alors il vous faudra une carte qui puisse enregistrer les données à cette vitesse. Comme il n’existe pas de classe correspondante, on prend alors la classe supérieure. c’est-à-dire du U3, soit une vitesse d’écriture minimale de 30 Mo/s.

Et en photo ?

En photo, ce paramètre est surtout important si vous photographiez en rafale. Si votre carte n’est pas assez rapide, votre buffer se remplira rapidement et mettra un temps extrêmement long à se vider. Une fois que votre buffer est plein, votre appareil se déclenche au rythme de la vitesse d’écriture de la carte.

Les marques de cartes mémoire

Ce chapitre sera court car sans ambiguïté. Concentrez-vous sur des cartes reconnues. ne jouez pas à la roulette russe avec vos images pour économiser quelques euros. Les marques de référence dans ce domaine sont : Sandisk, Lexar ou Sony.

5 conseils importants sur les cartes mémoire

Conseil N°1

Achetez plusieurs cartes de capacité adaptée à vos besoins, plutôt qu’une seule carte de très grande capacité. Le seul avantage qui justifie l’achat d’une carte de grande capacité réside dans le fait de ne pas devoir la changer dans des conditions difficiles (pluie, vent, neige). Et c’est bien là le seul avantage pour moi.

Il est extrêmement risqué de stocker énormément de données sur une seule carte. Même si aujourd’hui ces cartes sont très fiables, il suffit d’une fois. En synthèse, dirigez-vous sur 2 cartes de 32 Go plutôt qu’une seule de 64.

Conseil N°2

Manipulez vos cartes mémoire précautionneusement. les contacteurs électroniques sont fragiles. Investissez dans des pochettes de rangement de cartes mémoire. Et ce, même si vous n’en possédez que 2, 3 ou 4. Vos images méritent bien ce traitement de faveur.

Conseil N°3

Formatez vos cartes mémoire depuis l’appareil photo. De cette manière, votre appareil va conditionner la carte mémoire pour fonctionner au mieux avec votre matériel. Un formatage permet de faire un reset de la carte. C’est-à-dire que si votre carte possédait une erreur susceptible de vous poser problème par la suite, le formatage en viendra à bout. Le formatage est une action préventive.

Conseil N°4

Ne remplissez pas vos cartes mémoire au maximum. Tout comme vos disques durs, vous devez laisser 20% d’espace libre sur votre carte, pour éviter de corrompre les données (même si le risque est minime). Mieux vaut prévenir que guérir.

Conseil N°5

Si vous avez un problème sur votre carte, sachez que chaque marque à sa recette maison pour récupérer des données endommagées. Le logiciel du fabricant Sandisk est mondialement reconnu pour son efficacité. Il existe également d’autres logiciels spécifiques qui permettent de réaliser ce genre d’opération.

Ce chapitre sur les cartes mémoires est à présent terminé, n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire, si certains éléments méritent un peu plus de précision de ma part.

Auteur

Photographe passionné spécialisé dans la macro et proxi photographie créative. Amoureux de la nature et aussi un peu geek sur le matériel photographique 🙂.

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