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Tout le monde connaît l’oeuvre de Klimt, du moins son Baiser, tableau grandeur nature qui symbolise à lui tout seul Le Cercle d’Or du peintre autrichien. L’une de ses compatriotes, Inge Prader, a choisi de rendre hommage à l’artiste dans une flamboyante série photographique de tableaux vivants… Une nouvelle lecture à la fois fidèle, sensuelle, minutieusement élégante, et résolument moderne.

« Bien sûr j'aime la beauté. Mais j'essaie aussi de trouver la beauté au second regard et pas seulement la façade superficielle. »

Saviez-vous que le mot « photographie » provient de deux racines d’origine grecque, que l’on pourrait traduire par « peindre avec la lumière » ? Célèbre photographe de mode #maispaque, Inge Prader a pris l’expression au mot et s’est lancée le défi de reproduire, en images, les tableaux les plus emblématiques de Klimt. Le tout, pour la bonne cause, puisque la série avait été réalisée pour le gala annuel de Life Balls, l’un des plus grands événements caritatifs contre le sida au monde.

L’AGE D’OR

C’est ainsi que l’on (re)découvre sous un autre jour La Mort et la Vie, la Frise Beethoven, Médecine, Danaé ou encore Les Forces du Mal et les trois Gorgones… Des oeuvres qui furent relativement polémiques à l’époque du peintre : le style, tout en courbes, était furieusement novateur, et les images, inspiré des dessins byzantins, passablement érotiques. Un style que l’on qualifiera plus tard d’Art Nouveau, et qui fera entrer l’Autriche dans l’ère de l’Art Contemporain.

Mais pour cette somptueuse série, Inge Prader ne s’est pas contenté de reproduire à l’identique les tableaux de Klimt : elle nous livre sa propre vision de l’oeuvre. Une réinterprétation qui passe par des détails dans les décors, les postures, la lumière… Et qui lui permet de jouer avec les codes de la mode actuel, milieu qu’elle connaît (plus que) très bien. Ainsi, chaque photo fourmille de mille détails, costumes, dorures, fresques, mosaïques… Et a nécessité un immense travail de préparation, de maquillage, de création.

Pour preuve, Inge Prader s’est entourée d’une équipe de plus de 50 professionnels pour aboutir au résultat que l’on voit aujourd’hui. Mais il faut dire que les shooting plus grands que nature, elle connaît…

L’ENFER DE LA MODE

Inge Prader est née à Lienz, dans le Tyrol oriental, il y a un peu plus de 60 ans.  Elle tombe dans la photographie par hasard, « parce qu’une place se libérait » et qu’elle voulait quitter le système scolaire classique. Fini les études d’assistante commercial, elle monte sur Vienne, rêve de New York. Croise la route de Wolfgang Joop, célèbre styliste et couturier allemand, qui apprécie son travail et décide de la soutenir. Sa carrière de photographe de mode est lancée, tout le monde veut collaborer avec elle, Schella Kann, Bundy & Bundy, le Financial Times, le Harper’s Bazar, Unilever et même Vogue.

Dès lors, la photographe profitera de sa notoriété pour prôner la tolérance et l’ouverture aux autres. « Cela ne devrait pas importer qui nous aimons et comment nous aimons » aime-t-elle à répéter en interview. Pas étonnant de la savoir associé à Life Balls depuis plus de vingt ans. 

« De nombreux photographes affirment qu’il est difficile de travailler avec des animaux et des enfants, car ils font ce qu’ils veulent et non ce que vous voulez. Mais je crois que ce sont les deux domaines que je préfère en plus de la photographie culinaire car c’est quelque chose de complètement différent. Après tant d’années de mode et de stars, c’est merveilleusement varié. »

Car oui, Inge Prader aime aussi faire des grands écarts en photographie puisque, un peu lasse du bling-bling inhérent au milieu de la mode, elle s’essaye depuis peu à la photo culinaire, et est même partie mettre en lumière les vaches de son Tyrol natal. Avec, il faut bien l’avouer, toujours le même talent. Mais comme on dit, ceci est une autre histoire…

Plus d’infos sur Inge Prader :

Auteur

Journaliste, Curieuse, Baroudeuse, Couteau Suisse. Passionnée par le cinéma, la littérature, la photographie et la contre-culture. Bref, lire, écrire et courir, mais pas les trois à la fois parce que ce n'est pas pratique.

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