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Depuis le lancement de la série Alpha 7, les appareils photo hybrides plein format ont le vent en poupe. De 12 à 60 MP, de 1000 à 5000 €, ils offrent un excellent compromis entre encombrement et qualité d’image. Leurs gammes optiques sont de plus en plus complètes et leur autonomie s’améliore à chaque génération.

Un hybride plein format abordable : l’Alpha 7 II

Si la première génération des Sony Alpha 7 est toujours disponible pour un prix stupéfiant, nous vous conseillons plutôt l’Alpha 7 II. Pour un tarif légèrement supérieur, il offre une bien meilleure ergonomie, avec une poignée beaucoup mieux dessinée et des commandes repositionnées. Il est également plus réactif. Il apporte surtout la stabilisation d’image mécanique, utilisable avec tous les objectifs et fonctionnant sur cinq axes.

Sony Alpha 7 II et 28-70 mm
Le Sony α7 II était une grosse amélioration technique et ergonomique.

Malgré ses cinq ans, le capteur de 24 MP reste dans le coup : il fournit de belles images jusqu’à 6400 ISO et capture une dynamique généreuse. En revanche, point de vidéo 4K : l’α7 II filme en Full HD, jusqu’à 60 images par seconde. L’autonomie de la batterie est également limitée : n’hésitez pas à vous offrir un deuxième accumulateur pour les journées de photographie intensive.

Le gros du marché des hybrides plein format : entre 2000 et 2500 €

C’est sur cette tranche que se concentrent la plupart des constructeurs. Vous y trouverez des hybrides plein format variés, de moins de 600 grammes à plus d’un kilo boîtier nu ! Vidéo 4K et écran tactile orientable sont incontournables, de même que des viseurs haute définition au grossissement confortable. Les ports USB-C se généralisent, tant pour transférer rapidement les données que pour recharger la batterie.

Sony Alpha 7 III : la valeur sûre

L’Alpha 7 ayant réellement fait naître l’hybride plein format, nous ne pouvons ignorer le dernier héritier de ce best-seller. Pour la troisième génération, Sony a profondément fait évoluer son appareil. En première ligne : un boîtier redessiné. L’écran est tactile, le grossissement du viseur est accru, la vidéo 4K est là. Plus important, un deuxième logement de carte SD permet de mieux gérer son espace de stockage. Et surtout : la batterie est nouvelle ! Avec une autonomie annoncée à 710 vues, l’α7 III peut enfin concurrencer un reflex et photographier sereinement toute la journée.

Dos du Sony Alpha 7 III
Entre autres améliorations, l’α7 III apporte un joystick de sélection, appréciable en photo sportive.

L’électronique est également inédite. Le capteur reste à 24 MP, mais c’est désormais un CMOS BSI. Il offre de meilleures images en haute sensibilité et passe les 6400 ISO sans difficulté. Par ailleurs, le processeur est capable de traiter 10 images par seconde et l’autofocus est un peu plus rapide.

Tout ceci fait de l’Alpha 7 III un excellent appareil, réactif, endurant et capable de produire des photos remarquables.

Canon EOS R : pour l’autofocus

Premier hybride 24×36 mm de la marque, le Canon EOS R propose une définition un peu supérieure à la concurrence : 30 MP. Il dispose naturellement du système Dual Pixel du constructeur. L’autofocus est ainsi très réactif, en photo comme en vidéo, sur l’ensemble du cadre. Il fonctionne parfaitement en très basse lumière : Canon revendique une mise au point par -6 IL, un record pour ce type d’appareil. Par ailleurs, la fonction Dual Pixel Raw permet d’enregistrer séparément les données de chaque photodiode. Le logiciel peut alors légèrement retoucher le point lors du développement de l’image, ce que les portraitistes apprécieront !

Canon EOS R écran déployé et 24-105 mm
L’écran du Canon EOS R peut être retourné vers l’avant : idéal pour les vlogueurs !

L’EOS R est aussi particulièrement léger : il pèse moins de 600 grammes. C’est intéressant, l’encombrement étant le principal reproche adressé aux reflex ! Cette légèreté se paie toutefois par une batterie assez réduite, un seul logement de carte SD (placé sous le boîtier) et un capteur non stabilisé. La stabilisation d’image est ainsi réservée aux objectifs IS, un choix unique qui distingue Canon des autres marques.

Nikon Z6 : pour le sport

Avec son capteur CMOS BSI de 24 MP et sa stabilisation mécanique, le Nikon Z6 attaque frontalement le Sony α7 III. Cependant, il va un peu plus loin dans certains domaines-clés. Il pousse ainsi à 12 images par seconde en rafale, ce qui fait de lui le Lucky Luke de sa catégorie. Son viseur est mieux défini (3,69 Mpt) et plus grand (0,8×), et il propose un écran de rappel des réglages et plus de commandes personnalisables. Les sportifs apprécieront aussi son joystick de sélection du point d’autofocus : déplacer la zone active pour suivre un sujet en mouvement est ainsi très rapide et confortable.

Dos du Nikon Z6
Le Nikon Z6 est l’hybride plein format le plus rapide en rafale, après les α9 bien sûr.

En revanche, son autonomie est nettement plus limitée : seulement 310 vues. Il est également plus encombrant et, s’il adopte une carte XQD (plus rapide que les SD des concurrents), il n’a qu’un logement. En cas de saturation de la carte, vous devrez donc en changer, quelles que soient les conditions du moment…

Panasonic S1 : si vous n’avez pas peur de l’encombrement

La première chose que vous remarquerez en prenant en main le Panasonic S1, c’est son embonpoint : 11 cm de hauteur, presque 15 cm de largeur et un kilo prêt à l’emploi. Il est aussi haut, plus large et aussi lourd qu’un reflex plein format comme le Pentax K-1 II ! Le constat s’étend à la gamme optique : les Panasonic 24-70 mm f/2,8 et 70-200 mm f/2,8 font cent grammes de plus que leurs équivalents pour les reflex Canon. Leica et Sigma proposent également des objectifs de qualité très élevée, et plutôt imposants. Si vous pensiez prendre un hybride plein format pour limiter le poids de votre besace, adoptez un concurrent…

Panasonic S1 et 24-105 mm
Même avec le relativement léger 24-105 mm, le S1 reste plus lourd qu’un reflex EOS 5D Mk IV doté d’une optique équivalente.

En revanche, le S1 met les petits plats dans les grands. Il offre le meilleur viseur pour ce prix, avec une dalle de 5,76 Mpt et la possibilité d’afficher 120 im/s pour suivre un sujet. Avec la rafale à 9 im/s et le joystick de mise au point, cela en fait une bête de sport. Les deux logements de cartes mémoire acceptent une XQD et une SD UHS-II, assurant des débits élevés pour avaler les rafales sans délai. Les vidéastes ne seront pas en reste, avec des options très avancées, à commencer par l’enregistrement en 4K… à 60 images par seconde ! En Full HD, ce sont 180 im/s qui viennent détailler le moindre mouvement.

Le seul domaine où le S1 n’est pas dans le peloton de tête est l’autonomie, annoncée à 360 photos — une valeur d’autant plus faible qu’il a, en tout point, l’encombrement d’un reflex qui dépasserait les 1000 clichés.

Pour la résolution : Panasonic S1R

Pour la plupart des amateurs, une définition de 20 à 30 MP est suffisante. Néanmoins, certains en veulent plus. Les photographes animaliers ou aéronautiques ont parfois besoin de recadrer sévèrement leurs clichés ; les paysagistes souhaitent quant à eux enregistrer le moindre détail de feuillage ou les fines textures des rochers.

Pour ceux-là, presque tous les constructeurs d’appareils photo hybrides proposent des modèles haute résolution. Dans le cas de Sony, c’est la série des Alpha 7R ; chez Nikon, le Z7 ; chez Panasonic, le S1R. Le récent α7R IV, avec ses 60 MP, détient le record de définition pour un capteur 24×36 mm. Néanmoins, toutes les optiques de la gamme Sony n’offrent pas une résolution adaptée à ce modèle.

Écran orientable du Panasonic S1R
Les Panasonic S1 sont gros et lourds, mais apportent certains avantages, comme cet écran orientable latéralement et verticalement.

Notre préféré dans ce domaine est le Panasonic S1R. Son capteur offre 47 MP, ce qui peut paraître modeste mais est déjà très élevé. Mieux, si vos sujets sont immobiles, il peut faire du « multi-shot » intégré sur huit clichés, en déplaçant le capteur pour « voir entre les pixels ». Il fournit alors une image de 187 MP ! Autre fonction synthétique : le « focus stacking ». Il s’agit d’assembler des images aux mises au point légèrement décalées afin d’accroître la profondeur de champ pour obtenir des macrophotographies particulièrement précises.

La gamme optique en monture L comporte un large choix d’objectifs à la résolution extrême, notamment les Leica et les focales fixes série Art de Sigma. Le boîtier massif du S1R fait merveille pour conserver un équilibre avec ces imposantes optiques. Mais surtout, l’avantage majeur du S1R sur les concurrents à haute définition, c’est son viseur. Avec 5,76 Mpt, il permet de voir plus finement la zone de mise au point que celui du Z7 (3,86 Mpt) et fait jeu égal avec l’Alpha 7R IV, plus coûteux.

Et les autres hybrides plein format ?

Si vous avez l’utilité d’un modèle encore plus haut de gamme, vous le savez sans doute déjà. Nous avons donc laissé de côté les Sony Alpha 9 et Alpha 9 II, ainsi que les Leica SL et SL2. Nous ne pousserons pas non plus au-delà du 24×36 mm pour l’instant : si les Fujifilm GFX et Hasselblad série X vous tentent, vous n’avez probablement pas besoin d’un guide d’achat.

Sigma propose également le très original fp, un hybride plein format de 24 MP réduit à sa plus simple expression. Dédié à la vidéo au moins autant qu’à la photo, il est peu pratique sans accessoires. En fait, il s’adresse à des professionnels qui sauront l’équiper et le personnaliser selon leurs besoins.

Sigma fp vu de dessus
Un capteur 24×36 mm, une batterie, un écran… et c’est tout. Le Sigma fp, l’hybride plein format minimaliste à compléter.

Vous devriez donc trouver votre bonheur dans notre sélection d’hybrides plein format, quel que soit votre budget. Comme d’habitude, souvenez-vous que le meilleur appareil ne peut rien s’il est associé à un objectif médiocre. Notre première proposition est déjà un boîtier très performant pour qui n’a pas besoin de vidéo 4K ou d’une autonomie importante. À vous, désormais, de choisir !

Avatar de Franck Mée
Auteur

Traducteur, journaliste, pilote privé. Passionné de photo et de cinéma, docteur en binge-watching, mais surtout fasciné par tout ce qui vole, du martinet au Boeing 747. Considère qu'un 200 mm, c'est un grand-angle.

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