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Quel objectif monter sur un hybride Nikon Z ? En ce début 2021, les différents constructeurs proposent une vingtaine d’optiques en monture Z, de 9 mm à 200 mm, de 400 à 9000 €. Voici nos cinq modèles préférés, ceux que nous considérons comme des incontournables.

Le transstandard polyvalent : le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S

Le zoom transstandard est le type d’objectif qui accompagne le plus souvent un nouvel appareil photo. Nikon propose deux 24-70 mm, l’un à f/4 et l’autre à f/2,8. Le premier est généralement vendu en kit, par exemple avec un Nikon Z6 II ou Z7 II : ainsi, ils forment un ensemble plutôt compact et polyvalent. Mais si vous en avez la possibilité, préférez le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S comme objectif pour votre hybride Nikon.

Nikkor Z 24-70 mm F2.8 S

Son poids reste raisonnable (800 g) et il offre bien des avantages pour les utilisateurs experts. Le plus évident est son ouverture constante à f/2,8, qui permet de photographier dans des conditions lumineuses moins favorables. En outre, elle offre une latitude supplémentaire pour gérer la profondeur de champ et flouter les arrière-plans des portraits. À cette fin, il intègre un diaphragme circulaire à 9 lamelles, qui assure un bokeh plus élégant que celui à 7 lamelles de son cousin à f/4.

Le 24-70 mm f/2,8 S se distingue également par son traitement de surface avancé, baptisé ARNEO. Il réduit encore le flare et les reflets internes afin d’assurer une qualité d’image supérieure, en particulier à contre-jour.

Photo d'exemple du Nikkor 24-70mm F2.8
Le traitement ARNEO des 24-70 mm et 70-200 mm réduit particulièrement le flare et les images fantômes. © Ami Vitale / Nikon

Enfin, son ergonomie répond bien mieux aux besoins des experts. En effet, cet objectif pour hybride Nikon intègre une touche de verrouillage de la mise au point, reprogrammable pour d’autres fonctions. Autre commande personnalisable : la bague la plus proche de l’appareil photo, qui peut servir à l’ouverture, à la correction d’exposition, etc. Plus original, un écran OLED peut afficher l’échelle des distances, mais aussi la focale, l’ouverture et même une indication de profondeur de champ. Encore une fonction précieuse pour les portraitistes ! Les paysagistes l’apprécieront aussi : ils pourront vérifier d’un coup d’œil que le rocher à 3 mètres et la ligne d’horizon sont tous deux nets…

L’incontournable sportif : le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 S VR

C’est le complément naturel du 24-70 mm : le télézoom 70-200 mm f/2,8 prend sa suite du côté des longues focales. Comme lui, il intègre un diaphragme circulaire à neuf lamelles et le traitement ARNEO. Il offre ainsi un bokeh superbe et un contraste irréprochable, même à contre-jour : c’est idéal pour le portrait… ou la photographie animalière, les bêtes sauvages se laissant rarement diriger pour se présenter sous l’angle d’éclairage idéal ! Et, bien entendu, la formule optique recourt massivement aux verres spéciaux et aux lentilles asphériques afin d’offrir un piqué élevé et des aberrations minimes en toutes circonstances.

Nikkor Z 70-200 mm F2.8 S

L’objectif pour hybride Nikon Nikkor Z 70-200 mm dispose lui aussi de l’écran OLED affichant différents paramètres, de la bague de fonctions et de… deux touches personnalisables, pas moins ! Vous pouvez ainsi, par exemple, avoir un verrouillage de mise au point et un testeur de profondeur de champ séparés. La touche L-Fn2 est par ailleurs dupliquée, permettant de l’utiliser aussi facilement en orientation verticale qu’à l’horizontale. Détail pratique : le collier de pied est démontable pour faciliter le rangement et la photographie à main levée.

La mise au point descend à un mètre (et même à 50 cm au grand-angle), et un limiteur permet de la bloquer au-delà de cinq mètres pour accélérer l’autofocus. Les photographes de sport et d’animaux apprécieront !

Exemple de photo du Nikkor 70-200mm F2.8
Grande ouverture et diaphragme à neuf lamelles permettent au 70-200 mm de flouter élégamment l’arrière-plan. © Chris McLennan / Nikon

Enfin, ce 70-200 mm intègre une stabilisation optique. Celle-ci peut être associée à la stabilisation mécanique présente dans les boîtiers plein format Nikon Z, afin d’optimiser la fonction aux longues focales. Elle permet surtout d’utiliser cet objectif sur le modèle à capteur APS-C, le Nikon Z50, dépourvu de stabilisation. Dans ce cas, l’objectif cadre comme un 105-300 mm, une plage toujours extrêmement appréciée en photographie sportive.

Notez que, si 200 mm ne vous suffisent pas, vous pourrez associer cet objectif aux téléconvertisseurs Nikon. Avec le doubleur, il forme un 140-400 mm f/5,6, parfait pour la photographie d’animaux farouches.

Le classique « fast 50 » : le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S

Peut-on vivre sans 50 mm ? Ce classique indémodable a longtemps accompagné les reflex des débutants, et reste une des valeurs sûres du marché. Il permet en effet de s’offrir pour un tarif raisonnable un objectif pour hybride Nikon de grande qualité, plutôt lumineux et peu encombrant.

Nikkor Z 50mm F1.8 S

Un Z5 doté d’un 50 mm f/1,8 pèse ainsi 1,1 kg et reste discret en bandoulière. Vous pourrez donc photographier aisément dans la rue, faire des portraits larges (en plan américain par exemple) ou extraire des détails de paysages. L’excellente résolution et les aberrations limitées assurent des images piquées et un contraste flatteur.

Si vous utilisez un Z50, le 50 mm cadre comme un 75 mm : c’est donc l’objectif idéal pour se mettre au portrait. L’ouverture à f/1,8 permet de réduire la profondeur de champ pour faire ressortir le sujet et le diaphragme à neuf lamelles assure un bokeh (rendu des zones floues) agréable aux grandes ouvertures.

Le roi du portrait : le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S

Cousin du 50 mm ci-dessus, ce 85 mm est plus long, mais à peine plus lourd. Il donne donc lui aussi un ensemble peu encombrant, que vous pourrez porter en bandoulière sans fatiguer. Son allure passe-partout permet elle aussi de passer inaperçu dans la foule.

Nikkor Z 85mm F1.8 S

Son champ plus serré le destine naturellement au portrait. Il est donc idéal pour photographier vos proches en gros plan, la distance de travail évitant toute déformation afin de conserver un rendu naturel du volume. L’ouverture à f/1,8 et le diaphragme à neuf lamelles permettent d’obtenir un arrière-plan crémeux pour faire ressortir le sujet. Mais cette optique peut également servir aux reporters dans l’âme : elle permet par exemple de faire des portraits en situation de manifestants, à quelques mètres de distance, plus discrètement qu’avec un télézoom comme le 70-200 mm…

Le couteau suisse : le Nikkor 24-200 mm f/4-6,3 VR

Enchaîner en une seconde la majesté du canyon de Colca et le détail du condor qui vous survole : telle est la raison d’être de ce zoom 8×. Avec lui, vous pourrez partir en voyage avec un seul objectif. L’ensemble de votre matériel photo pèsera environ 1,3 kg et vous pourrez saisir aussi bien les larges paysages que les gens que vous rencontrerez ou les animaux sauvages les moins farouches.

Nikkor Z 24-200mm F4-6.3 S

Bien entendu, cette polyvalence impose certains compromis. L’ouverture est limitée : f/4 au grand-angle et seulement f/6,3 au téléobjectif. Vous ne pourrez donc pas jouer sur la profondeur de champ aussi finement qu’avec nos recommandations précédentes. Le diaphragme ne compte d’ailleurs que sept lamelles, et le bokeh est moins homogène. Mais si vous êtes baroudeur dans l’âme, c’est l’objectif pour hybride Nikon que vous glisserez dans votre sac à dos. Quitte, une fois rentré à la maison, à opter pour d’autres optiques de cette page afin de profiter au mieux de la qualité de votre hybride plein format…

Et les autres…

Bien entendu, votre choix d’optiques dépend étroitement de vos goûts et de votre utilisation. Par exemple, vous pouvez aimer la photo de rue mais trouver le 50 mm un peu trop étroit. Dans ce cas, le 35 mm f/1,8 est fait pour vous ! Et si vos goûts vous portent vers l’architecture d’intérieur, le Laowa 11 mm sera peut-être l’outil de vos rêves. Nous avons ici favorisé des objectifs destinés à des situations courantes. N’hésitez pas à nous contacter pour demander des conseils personnalisés.

Avatar de Franck Mée
Auteur

Traducteur, journaliste, pilote privé. Passionné de photo et de cinéma, docteur en binge-watching, mais surtout fasciné par tout ce qui vole, du martinet au Boeing 747. Considère qu'un 200 mm, c'est un grand-angle.

2 Commentaires

  1. Avatar de Franck Mée

    Comment se fait-il que le prix des objectifs pour hybrides soit quasiment le double de ceux pour reflex ?
    – nouveauté de la conception ?
    – coût réel à la fabrication ?
    – client = vache à lait victime du syndrome nouveauté ?
    – mauvaise interprétation de ma part ?

    Ou l’ensemble des possibilités ?

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