PTZ : vous avez peut-être vu passer ce sigle récemment. Il s’agit de caméras robotisées, orientables horizontalement et verticalement. Elles permettent d’installer un ensemble de prise de vue dans un studio ou sur une scène, et de contrôler tout l’équipement depuis un centre de commande. Il est ainsi possible de se passer de caméras classiques avec un opérateur chacune : c’est plus simple, moins coûteux… et moins perturbant pour les acteurs, les interprètes, les interviewés ou les présentateurs.
PTZ : qu’ès aquo ?
Les trois lettres PTZ correspondent aux mouvements permis par ces caméras. Montées sur une double articulation, elles peuvent s’orienter horizontalement (« pan » en anglais) et verticalement (« tilt »). Elles disposent également d’un objectif à focale variable (« zoom »), complétant ainsi l’abréviation.
Avec deux axes d’orientation, elles ne profitent pas d’une liberté totale de mouvement. Typiquement, elles peuvent s’orienter à 170° à gauche ou à droite, à 30° en bas et à 90° en haut. Elles ne suivront donc pas un mouvement cinématique à la Michael Bay, mais elles seront parfaites pour réaliser des interviews ou des talk-shows. Elles peuvent facilement passer d’un orateur à un autre en conservant un cadrage fixe. De même, elles peuvent suivre les déplacements d’une personne ou réaliser des mouvements programmés. Enfin, les modèles haut de gamme sont protégés tout-temps, permettant de les utiliser en extérieur sous la pluie – ils sont donc idéaux pour filmer les concerts des Vieilles Charrues.
Des caméras au cœur d’un système
Les caméras PTZ sont par nature destinées à prendre place sur un point fixe. Il ne s’agit donc pas d’outils autonomes qui permettraient à leur utilisateur de se déplacer librement. Pour cela, une caméra ou un hybride classiques seront plus adaptés. Mais, installées stratégiquement autour de la scène ou du studio, les caméras PTZ permettent de tout voir, d’enregistrer et/ou de diffuser en direct, en changeant d’angle et de point de vue à volonté.
Elles sont donc naturellement connectées. Un pupitre de commande unique permet de contrôler plusieurs caméras, l’ensemble étant typiquement relié via un réseau Ethernet. Pour plus de souplesse et pour éviter la saturation du réseau, la vidéo est généralement séparée du contrôle. L’enregistreur ou le système de diffusion est relié aux caméras par un ensemble de câbles RJ45 ou BNC-SDI, chaque lien audio-vidéo ayant sa propre connexion.
Le ou les opérateurs disposent donc de deux pupitres : un dédié au contrôle, qui dirige les caméras elles-mêmes (orientation, inclinaison et zoom), l’autre pour l’audio et la vidéo. Selon la complexité du système, il est possible de sélectionner la ou les sources, d’assembler et fusionner plusieurs flux, d’étalonner, d’encoder, et d’enregistrer ou de diffuser vers plusieurs canaux simultanément. Et bien évidemment, des ordinateurs peuvent s’ajouter à l’ensemble pour créer des effets plus complexes.
Un « setup » prêt à monter
Vous le voyez, au-delà des caméras PTZ, c’est tout un écosystème que vous devez imaginer et installer. Pour vous simplifier la vie, nous vous proposons des packs prêts à assembler.
Le plus accessible se base sur une paire de caméras Canon CR-N300. Avec leur capteur au format 1/2,3″, elles offrent un zoom 20× polyvalent, mais elles demandent un environnement relativement bien éclairé. Le lot comporte évidemment un pupitre de contrôle Canon RC-IP100 pour diriger la prise de vue. Un switch et des câbles Ethernet complètent la section de contrôle.

Pour la partie vidéo, une paire de câbles BNC permettent de transmettre les signaux Full HD en SDI. Un mélangeur vidéo Blackmagic Design Atem regroupe, sélectionne et assemble les deux flux. Un moniteur ViewSonic 24 pouces permet de visualiser le résultat, via un adaptateur USB-C ou un ordinateur.
Enfin, un lot de fixations (sangles velcro et gaffer) est fourni. Il ne vous reste donc qu’à choisir un système d’enregistrement ou de diffusion – votre ordinateur portable par exemple.
Notez que les caméras peuvent être noires ou blanches pour s’accorder à votre environnement.
Des packs plus avancés
Ce pack peut évoluer, le pupitre de commande et le mélangeur BlackMagic pouvant recevoir des caméras supplémentaires. Cependant, si vous souhaitez dès le début disposer de trois points de vue différents, nous vous proposons également un pack à trois caméras Canon N300.
Si vous comptez filmer sous un éclairage moins favorable ou avez besoin d’une meilleure plage dynamique, nous proposons un pack similaire basé sur les Canon CR-N500. Ces caméras un peu plus encombrantes ont un capteur au format 1″, plus grand et plus sensible. Elles proposent la vidéo en Log, permettant de profiter d’une dynamique accrue au prix d’un étalonnage avant la diffusion. Elles ont aussi deux entrées XLR pour utiliser des micros professionnels – la N300 se contentant, elle, d’un micro à jack 3,5 mm.
Pour aller plus loin : le PTZ sur mesures
Bien entendu, d’autres montages sont possibles. C’est tout l’intérêt des systèmes à caméras PTZ : ils permettent d’installer autant de points de prise de vue et de prise de son que nécessaire. Il en va de même en aval, pour l’enregistrement et la diffusion en direct.
Vous pouvez par exemple gérer l’audio séparément, avec des interfaces RodeCaster et des micros dédiés. C’est probablement exagéré pour un talk-show, mais cela prend tout son sens pour retransmettre un concert en live.
N’hésitez donc pas à nous contacter directement pour déterminer la solution la plus adaptée à vos besoins et à vos envies.


