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Kit strobist Lastolite avec parapluie

Des résultats proches du studio pro sans le prix et l’encombrement

Studio comment ?! Studio strobist, c’est l’utilisation de flashs cobra (ceux qu’on met normalement sur un appareil photo) de manière déportée, sur pieds ou autre, pour éclairer son sujet à la manière des torches Profoto, Elinchrom… Cette technique a été créée pour contourner le coût prohibitif du matériel de studio professionnel, ainsi que le poids et la taille conséquents qui imposent souvent de travailler avec un assistant. L’arrivée des marques tierces comme Nissin, Yongnuo et Godox a davantage démocratisé ce genre de photographie grâce à leurs équipements fiables valant le tiers de ce que proposent Nikon, Canon, Sony, et autres. La légèreté du matériel permet tout type d’expérimentation. J’ai d’ailleurs trouvé que les spécialistes du studio strobist étaient particulièrement débrouillards et bricoleurs, aptes à fabriquer plein de dispositifs différents pour laisser libre cours à leur créativité.

 

Strobist vs studio pro : avantages et inconvénients

Pour une torche pro, on peut s’acheter 5 flashs cobra Godox, voire plus. Cela dit, le studio pro garde évidemment deux avantages majeurs : sa puissance (minimum 2 fois plus qu’un flash cobra) et la présence d’une lampe pilote qui pré-éclaire la scène de manière continue. Ce dernier aspect est non-négligeable : on peut anticiper le résultat avant d’avoir déclenché la prise de vue. Cela permet de travailler plus rapidement alors qu’en mode strobist, plus d’essais seront nécessaires afin de trouver la bonne puissance, et surtout, le bon angle d’orientation de la lumière. L’absence d’une lampe pilote sur le flash cobra empêche aussi de travailler avec des réflecteurs dont la précision de l’orientation nécessite aussi un aperçu du sujet pré-éclairé.

A cause de sa puissance limitée, l’éclairage du sujet en mode strobist se limite au plan taille, à moins de vouloir mettre un flash au dessus de l’autre pour élargir leur spectre combiné. D’ailleurs, il existe des boîtes lumineuses allongées avec deux ouvertures pour les flashs pour rendre cela possible.

Comment bâtir son studio : quelques conseils clefs

La présence d’équipements peu chers provenant de Chine offre un vaste choix. Certes, les qualités sont très variables. Mais en matière de flash pur, peu regrettent d’avoir délaissé Nikon ou Canon pour équiper leur arsenal avec du Godox, du Nissin ou du Yongnuo.

2 flashs au minimum

On place le premier face au sujet comme lumière principale et un derrière en contre, pour en illuminer le contour et le détacher du fond, ou pour éclairer les cheveux. Le troisième flash est parfois nécessaire pour atténuer les contrastes produits par le premier. Normalement, c’est le réflecteur qui les remplit et les « débouche », comme on dit. Mais en mode strobist, si on ne veut pas utiliser un troisième flash, il faudra quelque chose de très large pour réfléchir la lumière du flash principal, comme un panneau de mousse ou de polystyrène d’1 m² au minimum pour un plan taille, par exemple.

Godox fabrique des flashs alimentés par une batterie rechargeable au lithium. Elle est plus puissante et dure beaucoup plus longtemps que des accumulateurs. Je ne serais pas surpris de voir Nikon, Canon et al. passer sur ce genre de système dans un avenir proche.

Émetteur et récepteur

Emetteur Godox X Pro N
Émetteur Godox X Pro N

Il faut un émetteur sur le boîtier pour émettre le signal et un récepteur connecté au flash pour le recevoir et activer le flash. Un bon nombre de flashs aujourd’hui sont construits avec des récepteurs intégrés, ce qui économise le nombre de pièces à acheter. Ils présentent aussi l’avantage de pouvoir paramétrer les puissances des flashs à même l’émetteur, très pratique lorsque les flashs sont difficilement accessibles. J’utilise un émetteur Godox avec un flash Godox et un flash Nikon SB-900. Mon flash Nikon peut être synchronisé grâce au capteur optique sensible aux signaux infrarouges émis pas un flash déclenché, si je ne veux pas le poser sur un récepteur dédié. Cela est généralement possible en paramétrant le flash sur mode slave.

Capteur optique en évidence sur le côté d'un flash cobra Nikon SB-5000
Capteur optique sur Flash Nikon

Les émetteurs/récepteurs Pocket Wizard sont chers (300-400 euros la paire) mais ils fonctionnent avec tout type de flash (studio et cobra) et servent aussi à télécommander le boîtier à distance (uniquement pour le déclenchement). Si vous pensez travailler avec plusieurs types d’équipements, l’investissement en vaut la peine.

Parapluie

Très portable parce qu’il se plie et qu’il est peu cher, le parapluie est un bon outil passe-partout. Par contre, on lui reproche de ne pas avoir une lumière aussi douce que la boîte à lumière. Son spectre très large diffuse très bien la lumière, mais trop pour certains. Sa lumière est difficile à canaliser, et donc parfois on le préfère pour éclairer le fond du studio ou l’arrière-plan.

softbox avec attache pour flash

Softbox / boîte à lumière

Plus chère que le parapluie, elle produit décidément une lumière plus douce. La boîte à lumière est la norme pour éclairer le sujet d’un bon nombre de photographes. Intégrez un nid d’abeille si vous voulez davantage la focaliser. Ici, une softbox Godox avec système de serrage sur le flash.

Bol beauté / beauty dish

bol beauté godox avec nid d'abeille

Cet outil n’est plus cantonné aux studios des pros depuis qu’on les fabrique aussi pour des flashs cobras. Avec sa lumière réfléchie deux fois, le bol beauté donne un éclat de plus que la softbox tout en conservant une douceur qui en fait le dispositif préféré des shootings de produits de beauté. Par contre, son spectre est bien restreint et d’autant plus avec un flash cobra, surtout si on l’utilise avec un nid d’abeille. En mode strobist, il ne faut pas espérer éclairer plus que le buste du sujet.

Trépied et rotule

Prenez des pièces qui sécuriseront bien le flash sur la rotule. Je déconseille les rotules ayant des attaches en métal car elles serrent mal les griffes (aussi en métal) du flash cobra. L’agencement est souvent bancal. Je préfère des rotules avec des embouts en plastique qui mordront bien la griffe du flash, ou mieux, des systèmes de serrage qui agrippent kit support de fond avec deux pieds et barre telescopiquedirectement la tête du flash.

Pensez à vous munir de deux pieds supplémentaires et d’une barre télescopique pour accrocher votre fond en papier ou en tissu (si vous tenez à faire du repassage avant votre séance photo…).

Sacs de sable (gueuzes)

Si vous travaillez en extérieur, ils sont obligatoires, à moins de voir son flash s’envoler toutes les 2 minutes, ou à moins de vouloir travailler avec un assistant pour tenir le flash sur son pied.

Gélatine rouge sur flash cobra
Gélatine orange sur flash cobra

Gélatines

Je ne m’en passe plus ! Elles donnent une superbe ambiance à un cadre qui resterait autrement neutre. Vous pouvez les acheter en kit ou en rouleau et en découper des petits rectangles qui recouvriront l’ampoule du flash.

Maquillage

C’est toujours une bonne idée de maquiller son sujet pour matifier la peau, qu’il soit un homme ou une femme ! Mais c’est aussi un art en soi…

Comment bâtir son kit

Un dispositif idéal comprendrait le matériel suivant:

  • 2 flashs
  • 1 émetteur (récepteurs à prévoir selon le type de flash)
  • beaucoup de batteries ! (une de rechange par flash et pour votre émetteur aussi)
  • 2 pieds
  • 2 parapluies
  • 1 softbox rectangulaire ou octogonal
  • 1 kit de support de fond incluant 2 pieds et une barre télescopique. Fond en papier ou en tissu à prévoir selon la séance de prise de vue.
  • 1 kit de gélatines
  • 2 sacs de sable

Tout cela pour un total d’environ 800 euros en allant vers les marques Godox ou Yongnuo, par exemple. Sachez que cela représente le quart du coût d’un kit de studio professionnel.

Maintenant que vous êtes munis de votre équipement, je vous suggère de passer au prochain article pour apprendre à l’utiliser et produire des lumières et ambiances spectaculaires !

Auteur

Spécialiste en photo de sport et de danse, je suis passionné par le mouvement. Fasciné par la figure de l'athlète, je travaille notamment en handisport lorsque je ne suis pas autour des danseurs de l'Opéra national de Paris !

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