Le 50-300mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD rejoint la gamme de télézooms de Tamron. Il offre une plage un peu plus polyvalente que le classique 70-300 mm. Pour autant, il n’est pas plus long et ne pèse que 100 g de plus. Il reste donc beaucoup plus léger et compact que le 50-400 mm ou d’autres télézooms plus étendus.

Le deuxième objectif après le transstandard

La plupart des amateurs commencent par équiper leur appareil photo d’un zoom transstandard. Celui-ci, débutant typiquement à 24 ou 28 mm et finissant entre 50 et 70 mm, couvre bien la vie quotidienne. Mais rapidement, l’envie de photographier un détail lointain du paysage ou de faire des portraits un peu plus serrés les pousse à chercher un télézoom abordable.

Sakaida et son Tamron 50-300mm
Un télézoom compact est souvent le deuxième objectif acheté (quand l’appareil n’est pas tout simplement en double kit). © Tomizo Sakaida

Traditionnellement, le choix le plus courant est un 70-300mm à ouverture glissante. Aujourd’hui, un tel télézoom existe chez Panasonic, Sony et Tamron. Il est beaucoup plus léger et moins coûteux qu’un 70-200mm à ouverture constante, et son téléobjectif plus long permet de s’essayer à la photo animalière. De plus, avec environ 15 cm de longueur, il tient dans la plupart des besaces. C’est donc un choix très populaire. Notez qu’au format APS-C, le 50-200 mm omniprésent dans les doubles kits couvre la même plage. Le 70-300mm est donc vraiment le télézoom de base pour accompagner un transstandard et rendre son appareil réellement polyvalent.

Tamron 50-300mm : un grand-angle plus large

Cependant, beaucoup de transstandards actuels s’arrêtent avant 70 mm. C’est notamment le cas du 28-60mm qui fait le bonheur des acheteurs de Sony Alpha 7C II. Les utilisateurs souffrent donc d’un « trou » entre la focale maximale d’un objectif et la focale minimale de l’autre.

Tamron 50-300mm Di III VC VXD

C’est à eux que pense Tamron avec son 50-300mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD. Comme son nom l’indique, il élargit la plage de zoom à 50 mm. Cela lui permet de recouvrir légèrement celle du transstandard compact de Sony ou de compléter parfaitement l’original Tamron 17-50mm.

Différence de cadrage entre 50 et 70 mm par Yosuke Kashiwakura
Comparaison de cadrage entre 50 mm (à gauche) et 70 mm (à droite). © Yosuke Kashiwakura

Les 20 mm gagnés au grand-angle peuvent également s’avérer précieux dans certaines situations. Pensons par exemple aux « éclatements » dans les meetings aériens : descendre d’un tour de main à 50 mm permet de mieux saisir le mouvement des appareils. Il est également possible d’enchaîner le gros plan sur un faon et le plan large de l’ensemble du troupeau, sans changer d’objectif.

Polyvalence et compacité

Le 50-300mm est donc plus polyvalent que le précédent 70-300mm. Outre son grand-angle, un autre point justifie cet adjectif : la distance de mise au point. Il peut saisir un sujet à 22 cm au grand-angle, avec un rapport de reproduction de 1:2. Mieux, il reste efficace au téléobjectif : à la focale maximale, la mise au point à 90 cm offre un rapport de reproduction de 1:3,1. Cela signifie qu’un objet de 11 cm de longueur occupe toute la largeur d’un capteur plein format ! Il ne s’agit pas à proprement parler de macrophotographie, mais c’est une corde supplémentaire à son arc.

Gros plan d'une patte de chat par Tomizo Sakaida
Sans être un vrai macro, le Tamron 50-300mm est à l’aise en gros plan. © Tomizo Sakaida

Pour autant, Tamron n’a pas sacrifié la compacité de son objectif. Le 50-300mm fait la même longueur que le 70-300mm, à deux millimètres près. Il pèse 120 grammes de plus (pour un total de 665 g), ce qui reste raisonnable. Il est en particulier nettement plus léger que le Sony 70-300mm G, il est vrai un peu plus lumineux. Enfin, le nouveau 50-300mm est beaucoup plus léger que le 50-400mm : avec 450 g de plus, celui-ci se fait sentir dans la sacoche.

Le Tamron 50-300mm, un objectif moderne

Le Tamron 50-300mm Di III VC VXD reprend naturellement le style des productions récentes de la marque. Sur le plan optique, il intègre quatre verres à faible dispersion et un traitement antireflets pour réduire les aberrations et le flare. Le diaphragme circulaire à 9 lamelles devrait aussi assurer des flous d’arrière-plan homogènes. Bien entendu, l’ouverture maximale à f/6,3 au téléobjectif ne donnera pas le bokeh du chouchou des portraitistes, le 35-150mm f/2-2,8 ; mais celui-ci est beaucoup plus lourd, et pourtant beaucoup plus court ! Sur le plan mécanique, le 50-300mm reçoit un moteur linéaire VXD, qui assure un autofocus rapide et silencieux. La stabilisation optique complète celle intégrée aux appareils Sony. 

Touche de verrouillage de mise au point et port USB
La touche de verrouillage de mise au point est personnalisable. Le port USB-C permet des réglages supplémentaires.

L’ergonomie va à l’essentiel, le public ciblé ne comptant sans doute pas se perdre dans les réglages de stabilisation. Le fût de l’objectif comporte tout de même une touche entre les bagues de zoom et de mise au point. Par défaut, elle verrouille l’autofocus, mais sa fonction peut être personnalisée depuis la rubrique « touches perso » du boîtier.

De même, le port USB-C des derniers Tamron est bien là. Il permet, grâce au logiciel Tamron Lens Utility, de mettre à jour l’objectif et de peaufiner certaines fonctions. Notez en passant que la dernière version de l’application pour smartphone, Lens Utility Mobile 3.0, apporte des nouveautés très intéressantes, comme le réglage manuel de la mise au point depuis le téléphone.

Le bon compromis ?

Finalement, ce Tamron 50-300mm se présente comme un bon compromis. Raisonnablement léger et compact, il profite d’une plage de focales très utile, d’une mise au point très rapprochée et d’une conception moderne. Les utilisateurs experts regretteront son ouverture assez limitée, mais c’est le prix de sa légèreté et de sa polyvalence. Il complétera aisément un transstandard compact pour les utilisateurs amateurs ou pour les randonneurs par exemple.

Le Tamron 50-300mm Di III VC VXD en monture Sony FE sera disponible fin juin 2024, pour 949,90€.

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Auteur

Traducteur, journaliste, pilote privé. Passionné de photo et de cinéma, docteur en binge-watching, mais surtout fasciné par tout ce qui vole, du martinet au Boeing 747. Considère qu'un 200 mm, c'est un grand-angle.

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