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L’époque des films Super 8 est bien loin aujourd’hui (même si ceux-ci sont toujours utilisés et offrent un grain d’image caractéristique). De plus en plus de photographes, se laissent tenter par la vidéo, réalisée avec un appareil photo hybride ou reflex. La principale raison ? La facilité d’utilisation et le coût modéré des réalisations ! 

Il existe plusieurs raisons de se lancer dans la vidéo, de la simple curiosité à l’ambition secrète de remplacer Steven Spielberg. Seulement voila, il y a quelques règles à respecter si on veut obtenir des vidéos de qualité. C’est ce que nous allons traiter dans la suite de cet article.

Quel matériel ?

Soyons clair : il n’y a pas une liste prédéfinie qui conviendrait à toutes les utilisations. On n’utilisera pas de la même façon un Fujifilm X100F et une BlackMagic Degisn Ursa Mini Pro. Chaque utilisateur verra midi à sa porte et nous allons essayer de lister ici les indispensables pour des tournages vidéo, qui se déroulent le mieux possible et pour un budget raisonnable.

Le boîtier

En ce qui concerne le boîtier, optez pour une caméra vidéo, un reflex expert ou pro, ou encore un hybride avec un ou plusieurs modes manuels. Certains appareils sont une vraie référence en la matière : Sony Alpha 7 Mark III, le Panasonic GH5 ou encore le Canon 5D Mark IV.

Les objectifs

L’optique est un élément primordial de manière générale : dirigez-vous vers un objectif vidéo qui vous assurera une qualité optimale. Ils sont assez facilement reconnaissables puisqu’ils troquent leur ouverture géométrique représentée par un f/ par une ouverture photométrique représentée par un t/.
Si vous désirez simplement vous lancer en vidéo et d’abord tester vos talents, un objectif classique convient parfaitement mais, dans ce cas-là, préférez une focale fixe qui vous offrira plus de profondeur de champ et des images plus typées « cinéma ».

Les accessoires

Optez également pour un filtre ND ou un filtre polarisant,pour vous permettre de réagir lors des épisodes à forte intensité lumineuse : associés à un pare-soleil, ils vous permettront de contrôler votre image plus en détails tout en supprimant les effets de flares (flares qui, bien utilisés, se révèlent extrêmement intéressants et sont la marque de fabrique de J.J Abrams, réalisateur de l’Episode VII de Star Wars, par exemple).

Le filtre ND (pourNeutral Density ou Densité Neutre) permet de réduire la vitesse sans toucher à l’ouverture et vous aidera ainsi à éviter la surexposition de votre image. Il est particulièrement utile lorsque vous filmez en extérieur en pleine journée. Il permet de conserver le bon ratio framerate/obturation pour un flou de mouvement réaliste. Concrètement, si votre caméra est configurée avec un framerate de 25fps ou 50fps, votre obturateur devra respectivement être à 1/50s ou un 1/100s. Réglage qu’il est difficile de maintenir en plein jour sans surexposition. Et c’est là que le filtre ND intervient. D’une valeur fixe à ND8, ND16 ou ND32, en fonction de la luminosité, ou ND variable pour plus de polyvalence. Même si le résultat est directement perceptible en retour vidéo, nous vous conseillons quelques captations tests.

Le filtre polarisant sert à réduire tous les types de reflets en général et se révèle très efficace lorsqu’il s’agit d’accentuer les contrastes et la saturation tout en éliminant les effets de surexposition sur les surfaces réflectives (à l’exception du métal). L’utilisation de ce type de filtre fait perdre environ 1 à 2 IL de luminosité.

Alimentation, visionnage

Le principal souci auquel on fait face lorsqu’on réalise des vidéos c’est l’autonomie des batteries d’alimentation. Soyons clairs, faire de la vidéo avec un reflex, un hybride ou une caméra vidéo est énergivore ! Prévoyez 2 à 3 batteries de rechange pour couvrir une journée complète de tournage. Petit plus non négligeable : vous pouvez opter aussi pour un grip batterie qui vous permettra d’utiliser 2 batteries en même temps, vous permettant ainsi de ne pas changer de batterie tout le temps.

Pour de longues vidéos, la limitation d’enregistrement de 29min59s imposée par la plupart des appareils du marché va vous contraindre. Pour palier cela, pas de panique, il vous suffit d’opter pour un enregistreur externe… En plus de supprimer cette limitation, vous pourrez ‘enregistrer dans des codecs professionnels. Attention toutefois à vous munir du câble HDMI adéquat.

Les petits plus

Vous devez emporter avec vous un trépied pour réaliser des vidéo stables et ayant toutes le même cadrage. Préférez un trépied robuste, avec une rotule fluide et précise. Si vous réalisez des vidéos en mouvement, le must reste le stabilisateur !

Tout comme il vous faut plusieurs batteries de rechange, n’hésitez pas à emporter avec vous plusieurs cartes mémoire de capacités différentes. Orientez votre choix vers des cartes mémoire rapides, classe 10 minimum.

Une vidéo de qualité ne peut pas faire l’impasse sur le son. Malheureusement, le micro interne de votre appareil montrera vite ses limites. Pour tout ce qui est prises de son globales ou petites prises de voix, l’utilisation d’un micro canon est idéale et permet de voyager léger. Si vous désirez vous spécialiser dans les interviews, vous devez avoir un micro adapté. Un micro cravate et un enregistreur numérique auront leur place dans votre sac vidéo. Enfin, en période de grand vent, des accessoires tels que les brises-vent sauront restituer un son optimal. 

L’ajout d’un viewfinder peut également  s’avérer être un bon choix. Tout comme une barre de travelling peut être utile pour réaliser des plans fluides et ultra précis. Mais vous pouvez déjà réussir un bon nombre de vidéos avec les éléments cités ci-dessus.

Quels réglages adopter ?

La première étape est de paramétrer son boitier ou sa caméra. Pour cela, nous vous conseillons de filmer à la résolution maximale offerte par votre appareil, pour une meilleure qualité d’image. Lors du post-traitement, les séquences 4k seront lourdes et lentes à traiter, prévoyez donc l’outil informatique adéquat.

En terme de résolution, la norme 4k tend à devenir le nouveau standard. Le mieux pour savoir quels réglages adopter est de réaliser quelques tests et choisir ce qui vous convient le mieux. Une fréquence d’images élevée (entre 60 et 240 images/s) autorise des ralentis dignes de Roland Garros. A vous d’être créatif !

Optez pour une utilisation en mode MANUEL : vous contrôlerez votre lumière, votre audio et votre exposition. Vous contrôlerez également l’ouverture de votre objectif et votre vitesse d’obturation. 

Pour obtenir un rendu fluide proche d’un rendu cinéma, il convient d’adopter une vitesse adaptée et la plus proche de 1/50ème de seconde. Cette vitesse, associée à une faible valeur de diaphragme comprise entre 1.2 et 4, vous permettra d’obtenir une faible profondeur de champ et ainsi de réaliser de magnifiques flous d’arrière-plan.

Attention en extérieur, une vitesse proche de 1/50ème de seconde et une faible valeur de diaphragme risquent de ‘cramer’ votre image. C’est là que les différents filtres déjà évoqués vous seront utiles.

Pour ce qui est des autres réglages, des paramètres de surexposition en passant par les codecs d’encodage, le choix vous appartient en fonction de vos attentes et de vos envies en post-production. Pour le reste, amusez-vous !

Nous avons essayé à travers cet article de vous introduire à la réalisation de vidéos, en abordant le matériel nécessaire mais aussi en évoquant les réglages basiques qui offriront à vos métrages un rendu cinéma.

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Auteur

Alex est un passionné de photo et de cinéma, fan de David LaChapelle et Christopher Nolan... CM chez Miss, il apparaît dans quelques vidéos et rédige des articles sur ce blog.

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